Histoire du jeu de balle

 

Pour la petite histoire je dois vous rappeler qu'il y a plus de 50 ans, Saint Aubin, remportait déjà, Place du Sablon à Bruxelles, la balle du Roi,  Fernand Dergeret,  dit "L’Choutt".' était fier, de la photo du moment, celle ci montrant la royale poignée de main, et laissait deviner, les félicitations d'usage de notre illustre Souverain, le Roi Albert au Capitaine de l'équipe.

A ce moment là, on jouait à la balle, place de l'église l'Eglise, le ballodrome à changé depuis lors d'emplacements. Devant chez Baudenne, puis Rue des ferme et finalement Rue de la Gare depuis 1961.

Cet emplacement fut choisi comme étant en dehors de toute circulation et voisinant avec le café Serré qui était le local du moment. La route de la gare n'était pas tellement pratique, c'était la cause de nombreux faux bonds et peut-être de balles perdues. Son aménagement, fut pris en charge par Mr Freson, entrepreneur d'asphaltage qui nous fit gracieusement un véritable billard. Un geste en plus de la générosité de la part de Mr Freson pour les Saint Aubinois. Et plus particulièrement pour les amateurs de balle et dont ceux-ci lui sont toujours reconnaissant

Suite à des travaux de voirie effectués dans la Commune, il y a quelques mois, Mr Lallemand a parachevé le travail de son grand-père et tout comme  celui-ci, toujours gracieusement. Merci Mr Lallemand. .

C’est en 1987, que l’inauguration du jeu de balle actuel a eu lieu. En présence des autorités communales et des supporters de l’époque

Le jeu de balle a toujours attiré dans nos murs, de nombreux supporters et cela depuis longtemps.

Et puis, ce fut le déclin, chez nous de "La Petite Reine Blanche",  de la reine des jeux de l’époque.
Il ne faut pas s'en étonner. Nos équipes  car il y en avait plusieurs,  n'avaient pas de  comité pour  les diriger.

On jouait pour le plaisir, sans programme établi, parfois sans entrainement. Néanmoins, notre village connut encore une excellente équipe. En fin des années 1920, elle comptait Gaston Baudenne, Raymond Vander Heyden,  Clément Bodson,  Jules Vander Heyden et Marcel Gérard. Dans l'ordre en partant de la mouche, les membres défaillants furent remplacés par Emile Blavier et Fernand Léonard.

Ensuite, le public  se désintéressa de la balle au tamis en faveur du football.

Certes, il y eut des tentatives de réhabilitation de la Petite Reine Blanche, ici comme ailleurs, mais le cœur  n'y était plus et on jouait devant une poignée de spectateurs. La guerre de 1940-45 donna le coup de grâce à ce jeu populaire qui alliait la force, la souplesse, l'adresse et l'élégance. Nos  joueurs ne portaient pas de maillots colorés mais un simple pantalon de toile, une chemise quelconque et des espadrilles, mais le geste d'un livreur  au tamis ou d'un "rechasseur"  talonnant la balle est, inoubliable pour ceux qui l'ont vu.

Il n'y avait pas de comité, pas de discipline non plus  malgré un arbitre dans une cage de treillis métallique et ses deux experts  des " asperts ".

 Le public se lassa des discussions acerbes et des parties qui traînaient en longueur, qui n'en finissaient pas tant les joueurs s'attardaient entre deux balles.

 Le chronomètre et le sifflet étaient inconnu, le repos, " l'armure ", se passait au local, au café, son temps n'était pas limité et sa durée exacerbait les plus patients  des spectateurs.

Du reste, les joueurs devinrent progressivement des  semi-professionnels, des mercenaires bien payés (parfois par l'adversaire) et de plus en plus exigeants.

Les mentalités avaient changé, on ne jouait plus pour l'honneur de sa commune, de son village ou de sa ville.

On doit reconnaître que Saint Aubin tenta de faire renaître l'esprit chevaleresque des anciens. En 1947, une équipe se forma chez nous, à la demande de l'abbé Botte, curé de Biesmerée. On, y trouvait Victor Léonard, Fernand Blavier, Henri Thonon, Germain Houbaille. Mais les balles étaient hors de prix, elles ne servaient qu'une seule fois et, le jeu devint prohibitif car un public même nombreux,  n'aurait pu en payer les frais inévitables. L'expérience dura un an, notre petite Reine Blanche était, morte.

Il fallait attendre un renouveau,  Il nous vint avec la balle pelote.

La balle pelote n'est pas une nouveauté. Entre 1880 et 1914, et plus tard encore, elle se jouait dès la fin de l'hiver pour ne céder  la place à la balle au gant qu'au moment où le printemps se terminait. 

Les joueurs étaient nombreux car leurs équipes étaient le plus souvent formées par ceux qui n'avaient pu être choisis dans les formations de balle au tamis, faute de place disponible.
Ainsi  en fut-il, par exemple, de notre dernier bourgmestre, Albert  Frederick.

1961, est l'année où,  la balle pelote prend réellement son essor à Saint Aubin.
Le comité est formé d'Henri  Guillain, président, Raoul Hélu, vice-président, Marcel Marron, secrétaire-trésorier.
Les membres sont: Joseph Constant, Robert Deprez, Paul Serré, Germaine Godart.
Le local est logé chez "Les Amis Réunis" puis chez Philippe Sainthuille (pendant un an),  et de nouveau aux "Amis Réunis".

L'ESPOIR, est né et prêt à défendre nos couleurs communales, mais il lui manque un jeu de balle digne des plus grands exploits.

Les entreprises Franquet avaient cylindré le ballodrome en cette année 1961 alors que le mur, le long du chemin de fer, avait tété construit en pierres sèches.

En 1962, l'année suivante, Monsieur Freson aménagea splendidement et gracieusement la surface de jeu qui devint un vrai billard.

Comme en 1961, ce fut la même équipe qui joua sur le beau ballodrome. Elle comptait: Germain Houbaille, Paul Dahu, Michel Hélu, Jean Hélu .et Jean-Pierre Deprez, en partant des passes.

Ces joueurs terminèrent la. saison avec le titre de premiers du Championnat..Et ce fut la division II en 1963.

Dès 1964, "L'ESPOIR" se trouva en division l où il se classa parmi les meilleurs grâce à Fernand Scieur, Yvon Biston,  Jacques Deprez, André Hosteau, Robert Hubermont et Michel  Goffin.
Pour se maintenir, on devait déjà faire appel à des étrangers.

Lorsqu'il disparut, Henri Guillain fut remplacé par Joseph Constant à la présidence, puis par René Marron,  Celui-ci démissionna en 1986 pour être remplacé par Paul Dehu comme président.

On comptait dans le nouveau comité Paul Dehu,  président, Yvon Neuman, vice-président, Roger Lagneaux, secrétaire et  André Fiévez, trésorier.
Comme membres: Augusta Ista, Josette Mahy, André Dupéroux, Marie Lallot, Hortense Sony et René Marron,

Quand nous quitta Roger Lagneaux. il fut remplacé par Hubert Richard et deux nouveaux membres apparurent dans le comité; Yvon Sainthuile et Serge Magotteaux.

Aujourd' hui, L' ESPOIR  compte deux équipes. 1987 est le troisième anniversaire de celle qui joue en division III. Le local est chez "Les Amis Réunis" depuis plus de dix ans.

L'équipe de division l est formée de Philippe Huys, capitaine, Dominique Van de Voorde, René Bykans, Alain Dahu, Jean-Jacques Barbier.

La formation de division III peut compter sur Jean-Paul Noël, capitaine, Claudy Lagneaux, Eric Dehu, Johnny Quinet, Alain. Lison, Alain Constant, Claudy Kinif, Francis Simon, Jean-Michel Jacquemin, Alfred Noël, Jean-Marie Fromont et Eric Mathelard. N'oublions pas les dévoués. Roland Kinif, marqueur de chasses et Jean-François Magottéaux, ramasseur chargé de repêcher les balles égaréès dans le ruisseau.
En octobre 1986, Eric Lallemant, petit-fils de Freson-Cornez, prit la succession de son grand-père. Ce fut tout gracieusement qu'il fit construire le mur du chemin de fer et remit en parfait etat le jeu.
Les entreprises Belleflamme fournirent gratuitement deux camions de dolomies, tandis que le bull des argilières Hins prêtait son concours au parachèvement de l'oeuvre.  La commune, quant à elle, asura de très belle façon la reconstruction du muret le long du chemin de fer en 1986. Pour gouverne, la date de reconstruction du mur est marquée par de petites pierres.

Mais tout n'est pas dit. Toute buvette demande des sourires accueillants. Celle de "L'ESPOIR" compte, dans les petites comme dans les grandes occasions, ceux d'Agusta Ista, Hortense Sohy, Josette Mahy et de Nadine Lison. Des sourires qui encouragent ou qui réconfortent selon les résultats ou les circonstances.

C'est donc sereinement que nous débutons cette nouvelle saison ballante avec le ferme espoir; de remporter de nombreuses victoires pour un classement général  honorable et cela pour la satisfaction et la joie des supporters que nous espérons. très nombreux; ,

Cette réussite espérée sera due à chacun de vous, pour., votre esprit de Solidarité, votre collaboration ce dont je vous remercie encore.

Extrait de "La lettre aux habitants de mon village" N° 8, 9  1987,  article de Paul Dehu