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L'Histoire de Saint Aubin Préface du webmaster Nouvel habitant à Saint Aubin en 2001, je fus séduit par le contact de beaucoup de gens originaire du village. J'ai voulu connaitre leur histoire, mais que de recherche, livres rares ou épuisés, l'informatique n'existant pas à l'époque et l'impression étant couteuse, quelques exemplaires trainent encore à gauche ou à droite. En écrivant ces lignes, je ne veux pas profiter du labeur des autres, je peux juste adapter le support, afin qu'un maximum de personnes puissent profiter du travail des Anciens. J'espère comme eux que cela vous intéressera et que notre travail ne sera pas vain. Si des manquements ou erreurs apparaissent, n'hésitez pas à me contacter afin d'y remédier. Evolution dans la façon de communiquer, de conserver et de mettre à jour les informations, l'internet permet au monde entier d'accéder à notre histoire.
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Village de SAINT-AUBINAncienne commune jusqu’au 31 décembre 1976.
Un peu d’histoire.
Il est établi que l’évangélisation de Saint-Aubin et de Chaumont a débuté vers l’an 700. Le village apparaît dans l’histoire avec la fondation, au début du XIème s., de l’abbaye Saint-Jean-Baptiste de Florennes, implantée à la lisière de cette ville, mais située sur le territoire de Saint-Aubin. Un diplôme de l’empereur Henri II en atteste. L’abbé de Saint-Jean en détenait à la fois la seigneurie hautaine et la seigneurie foncière, les dîmes et la collation, tandis que le seigneur de Florennes en était l’avoué. Avec l’avènement du nouveau régime, par décret de 1808, la paroisse de Saint-Aubin est absorbée par celle de Florennes ; elle fut réofficialisée 1er janvier 1835. L’activité sidérurgique joua un rôle non négligeable dans l’économie villageoise. Attestée dès le XVIIème s., elle se poursuivit jusqu’au XIXème s. Coupée en deux par le talus de la voie ferrée Florennes-Walcourt, aujourd’hui enlevée, grosse bourgade en calcaire étirée sur les deux versants du ruisseau d’Yves, formé par la confluence des ruisseaux des Forges et de la Valette , au long desquels se sont répartis moulins et fourneaux. Plusieurs carrières y ont été exploitées. Une argilière y est toujours en activités. L’agriculture et l’élevage y sont toujours très présents. Centre ancien marqué sur le versant sud, par la Grande Cense (Rue des Fermes), à côté de laquelle se trouvait jadis l’église. Développement du village principalement au XIXème s. sur le versant opposé, là où fut érigé, au début du XXème s. l’église actuelle. (inspiré des « notes d’histoire locales » de l’abbé Louis Faucomont)
A voir dans le village, notamment :
Vestiges de l’abbaye Saint-Jean-Baptiste de FlorennesFondée vers 1010 par Gérard de Florennes. Les bâtiments claustraux s’étendaient de part et d’autre de la rue conduisant à Morialmé, aménagée au XIXème s. D’importants travaux de restauration y furent réalisés, notamment, à la fin du XVIème s. sous l’impulsion de Martin de Remouchamps, après les destructions considérables perpétrées, en 1554, par les armées de Henri II, roi de France, alors en guerre contre l’Espagne. L’abbaye fut supprimée et pillée en 1793, puis démolie au cours du XIXème s. Le périmètre du domaine peut encore être localisé par divers murs de clôture.
Ferme de l’abbaye. Ensemble en U, trois ailes d’époque différentes entourant une vaste cour carrée. Au centre de celle-ci, un abreuvoir circulaire, peut-être du XVIIIème s., restauré en 2007. Aile Est : Ancienne hôtellerie, toujours occupée par les propriétaires. Gros œuvre, sans doute du début XVIIIème s., transformations à la fin du XIXème et début du XXème s. Dans l’angle N-E, tourelle du 2ème tiers du XVIIème s., abritant un escalier à vis. Ancien pigeonnier. Petite flèche d’ardoises posée sur une toiture en cloche. Girouette en fer forgé. Aile Sud (centrale) :Ensemble de deux parties d’époques légèrement différentes que sépare un porche reconstruit. Partie gauche homogène datée de 1664, regroupant six écuries sous fenil. A droite, porche fermé par des portails surbaissés. Volume plus profond ayant peut-être abrité la brasserie et le four de l’abbaye (2ème moitié du XVIIème s.). Jardins, à l’arrière. Aile Ouest : Grange ouverte, en brique et calcaire, sans doute du début du XVIIème s. Du même côté, aile de dépendances : étables sous fenil, peut-être de la 1ère moitié du XVIIème s., en brique et calcaire sur soubassement biseauté. Au Nord : anciens jardins de l’abbaye partiellement conservés et toujours clôturés par les hauts murs de calcaire du XVIIème s. A l’angle N-O, porte murée, unique vestige d’une tourelle d’angle. (Inspiré de « Edifices et curiosités de l’abbaye de Florennes », de Dom Cyrille Lambot, dans Florinas X, 1965 p 1-38)
Dans le village, plusieurs anciennes dépendances de l’abbaye Saint-Jean témoignent encore de sa grandeur et de l’influence considérable qu’elle a eue pendant près de huit siècles.
Ferme de la Maladrerie, dans le rue du même nom, n°13. Ensemble dispersé en moellons de calcaire des XVIIIème et XIXème s. qui abritait le site de l’hôpital ou léproserie dépendant de l’abbaye. Parallèle à la rue, solide logis de deux niveaux et demi visiblement ancien et recouvert de vigne vierge. A gauche, double étable perpendiculaire du début du XVIIIème s, annexe du XIXème s. A l’arrière, grange en large du XVIIIème s. (Inspiré des « notes d’histoire locale » de l’abbé Louis Faucomont)
Petit moulin, rue Fagneton, n°172 Alimenté par le ruisseau des Forges . Triple vanne en pierre bleue, ancien moulin en moellons de calcaire du XVIIème s. Trois niveaux vers le bief. Au XVIIIème s., peut-être, adjonction , à gauche, d’un fournil bas avec un cul-de-four sous appentis. Anciennes dépendances : étables sous fenil de la fin du XVIIIème s. ou début XIXème s., puis grange transformée en habitation. (Inspiré des « notes d’histoire locale » de l’abbé Louis Faucomont)
Grande cense ou Cense de l’abbaye, Rue des Fermes, n°32Reconstruite 2ème moitie du XVIIIème s., dominant le confluent des ruisseau des Forges et de la Valette. Remarquable ferme en moellons de calcaire, à l’allure d’une forteresse du côté de la vallée. Elle jouxtait l’ancienne église, construite à la même époque et démolie vers 1900. Ensemble homogène, lourd et trapu, resserré autour d’une cour polygonale. Portail surbaissé à clé. De part et d’autres du passage, étables sous fenil. Intérieur couvert par deux ou trois travées. Auges aménagées entre les pilastres. Epaisses corniches en pierre. A l’ouest, solide logis à deux niveaux, caves prenant jour vers l’arrière. A l’intérieur, pièces couvertes de voûtes nervurées en brique, présence de stucs Louis XV, cheminée d’esprit gothique. Dans le prolongement du logis, étable ou écurie sous fenil occupant l’angle N-O de la ferme. Fermant le côté nord., vers la vallée, longue aile d’étables, sous fenil. Très belles voûtes, divisant l’espace en deux nefs de cinq travées. A l’est, grange probablement un peu plus tardive. Porte bouchée au linteau frappé d’un écu « IHS/1732 ». – Charpente et piliers médians détruits par un incendie en août 1980. A côté de la grande cense, depuis 1910, se trouve la « Croix de Jérusalem », figurant l’emplacement du chœur de l’ancienne église. (Inspiré des « notes d’histoire locale » de l’abbé Louis Faucomont)
Grand moulin, Rue des Fermes, n°1. Possession de l’abbaye Saint-Jean depuis 1147-1150, jusqu’à la fin de l’ancien régime, puis tannerie de 1905 à 1938. Dans une vaste propriété, énorme bâtiment en moellons de calcaire chaulé, serait daté de 1780, sur une poutre de la charpente. Vers la cour, à droite, logis à deux niveaux et à double corps. A gauche, ancienne dépendance, peut-être une étable sous fenil, puis grange transformée avec passage charretier, longitudinal, formant avancée sur la façade. Face sur cour percée, après la dernière guerre, trois arcades du même genre, pour former une galerie. Vers la rue, élévation à trois niveaux. Aux étages, trois travées de fenêtres au logis. Seule ouverture d’origine, une large porte en arc surbaissé à clé. A droite, écurie avec voûtes en voile sur doubleaux. Dans le jardin, au sud, bassin rectangulaire et bief de la tannerie dont les bâtiments ont disparu. Tour d’entrée, dépendances et pavillon construits après la dernière guerre. De l’autre côté de la rue, fournil en bonne partie reconstruit (Inspiré des « notes d’histoire locale » de l’abbé Louis Faucomont)
En dehors de toute dépendance de l’abbaye Saint-Jean, certains bâtiments en gardent un ou l’autre vestige. A citer :
L’église paroissiale, Rue Notre-Dame du Mont Carmel, occupe une place significative au cœur du village. Edifice néo-gothique en moellon de calcaire, construit en 1900 sur le « pâchis du curé », en remplacement de l’ancienne de la rue des Fermes, trop petite. Sous l’impulsion de son concepteur, l’abbé Fontenelle, elle a été construite comme un « petit Maredsous » et renferme divers symboles ésotériques. Gravement endommagée, le 15 mai 1940 par un bombardement allemand, l’église est rendue au culte, après réparation en avril 1942. En 1965/66, la toiture du clocher est abaissée d’environ un tiers.
Elle renferme quelques éléments intéressants du patrimoine historique local, par exemple : Ancien bénitier transformé en fonds baptismaux (XVIème s.), fonts baptismaux actuels de style gothique primaire (XVIème s.), fragment de la pierre tombale de Martin de Remouchamps (abbé de l’abbaye, de 1574 à 1600), maître autel exécuté en 1929 en marbre rouge royal et en brèche, ainsi que les deux autels latéraux…et divers bénitiers, pupitre, lutrin ou autres objets du culte, comme un ostensoir daté de 1710. De même , une statuaire remarquable : statues polychrome de Ste-Barbe (XVIIème s.), de Sainte Barbe (XVIIème s.), de Saint Roch (XVIIIème s.), N-D du Mont Carmel (XIXème s.), statues de Saint Jean l’évangéliste (XVI ou XVIIème s, provenant, selon l’abbé Louis Faucomont, de l’abbaye), de Saint Aubin (XVIème s.) (Inspiré des « notes d’histoire locale » de l’abbé Louis Faucomont)
Le vieux presbytère, rue de la Brasserie, 162. Grosse bâtisse néo-classique en moellons de calcaire, construite en 1838. Volume à double corps de deux niveaux et demi. Jardin épaulé vers la rue de murs en calcaire. Entrée marquée par deux pilastres pyramidaux. (Inspiré par « Le patrimoine monumental de la Belgique » volume 9.1 Namur- Philippeville A-F)
Vieux fournil, rue Notre-Dame du Mont Carmel, sans n°. Ancien lieu d’octroi, bâti au XIXème s.. La porte d’entrée principale, en plein cintre, est probablement une récupération en provenance de l’abbaye Saint-Jean, avec inscription « IHS/1726 ». Restauré en 1980, ce fournil abrite toujours un four en parfait état de fonctionnement qui est utilisé régulièrement, à des fins communautaires.
Onze croix, potales et chapelles. Localisations voir "Patrimoine" Dans le même sens de découverte que les bâtiments décrits ci avant, voici : - Notre-Dame du Mont Carmel, Rue de Hurtebise, érigée en 1989 par la compagnie de marche locale « Les Djireux »; - Sainte-Barbe, Rue Croix Jacquet, érigée en 1899 par Jérôme Hins-Saut, carrier ; - Saint-Sang, rue du même nom, édifiée en 1863 par Pierre Poncelet, bailli et bourgmestre de Saint-Aubin ; - Saint-Aubin, Rue Goffin, édifiée en 2000 par Marie-Rose et René Lebrun-Hins - Saint-Roch, rue de La Bruyère, érigée en 1875, par Emile Lorant ; - Saint-Fiacre, rue du même nom, déjà citée entre 1771 et 1778, elle pourrait dater de 1601 ; - Sainte-Brigide (communément : Sainte-Brigitte), Rue de Hemptinne, déjà ancienne mais non datée ; - Croix de Jérusalem, Rue des Fermes, ramenée par des pèlerins en 1903 et érigée en 1910, à l’emplacement du chœur de l’ancienne église. - Saint-Hubert, Rue des Battis, érigée en 1857 par Henri Bertrand ; - Saint-Donat (orthographié « Saint-Donas »), Rue des battis, fondée en 1841 par Alexne Vincent ; - Saint-Hubert, Bois de Roeulx, érigée en 1996, en hommage à Jean Thiry, propriétaire des lieux ; (Inspiré par Florinas n°s III-IV 1997 – Les églises et chapelles de Saint-Aubin par Michel de Becker)
René Lebrun, le 24.02.2008
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Bibliographie Liste des écrits qui contribuent à une meilleure connaissance de l'histoire du village de Saint-Aubin
10.Roland
CHARLIER, Emile EUGENE, René LEBRUN Ouvrage retraçant les événements des 13, 14 et 15 mai 1940, soit successivement: - Bombardement d'une
colonne de réfugiés par l'aviation allemande, sur le route d'Hemptinne
(Monument à la Chapelle Sainte Brigide) .Edition en mai 1990 - 93 pages |
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Les livres suivants
peuvent toujours être achetés auprès de Mme Paulette CAPART-PANDER, - « L’église », de René BARBIER : 1, 25 € - « Notes d’histoire locale », de Louis FAUCOMONT : 2,50 €
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Addenda aux « Notes
d’histoire locale », de Louis FAUCOMONT, par Alice HERBECQ, - « Saint-Aubin au temps de la pauvreté », d’Albert HINS : 5 € - « Saint-Aubin raconté à Pilou », d’Albert HINS : 6,50 €
Le livre
« Tragique mai 40 à Saint-Aubin », de Roland CHARLIER, Emile EUGENE et
René LEBRUN, est encore disponible auprès de ce dernier, Rue Goffin, 114 –
071.68.87.42 – Le livre « Saint-Aubin et la guerre mondiale en deux temps », d’Albert HINS, est totalement épuisé.
Tous ces livres
peuvent être consultés et loués à la
bibliothèque communale Buxin-Simon,
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