En quoi consiste son engagement au B-EARS ?

En quoi consiste son engagement au B-EARS ?

Les qualités que l’on attend d’un membre ou d’un RA en plus du fait de faire partie de L’UBA et d’être titulaire d’une licence sont :

    1. L’engagement : les membres s’engagent d’abord et avant tout pour être au service de la population, certains parlent d’Aide à la Nation. C’était le cas pour le Réseau d’Urgence lors de notre collaboration avec la Croix-Rouge. Selon ce principe, le fait de s’inscrire au B-EARS n’est pas compatible avec ceux ou celles qui attendraient un avantage quelconque à notre pratique du B-EARS. L’engagement doit être motivé par l’altruisme et non par la recherche d’un quelconque profit ou d’un avantage personnel.

 

    1. L’autonomie : savoir monter son matériel seul, disposer du matériel nécessaire, connu sur le bout des doigts et testé afin d’en connaître un maximum de facettes et donc pouvoir adapter son installation en fonction du lieu où il sera mis en œuvre . Il n’est pas question d’investissement exorbitant au-delà de ce que l’on réaliserait dans le cadre notre hobby mais au moins de maîtriser son propre matériel quant à son utilisation courante sans devoir replonger dans le mode d’emploi. Les exercices sont intéressants à ce titre car ils permettent de découvrir nos limites et de corriger les lacunes ainsi que des découvertes. Mais les échanges d’expériences, comme on connaît dans les clubs, sont aussi d’application dans cette pratique un peu plus spécifique de notre hobby. Ici l’autonomie n’est pas incompatible avec un esprit de cohésion.

 

    1. Collaboration : il est inenvisageable qu’un radioamateur seul puisse organiser un réseau, donc il faut pouvoir avoir cet esprit de communauté et de groupe (le mot à la mode TEAM Building), seul l’ensemble des personnes faisant partie du B-EARS peuvent apporter quelque chose de fonctionnel et pas un individu unique. La cohésion et l’esprit d’équipe sont une des clés de notre réussite. Il s’agit véritablement d’une chaîne dont chaque maillon est un membre du BEARS qui apporte sa contribution selon ses capacités. Le meilleur exemple est celui de la tenue d’un Field Day où les clubs n’ont pas toujours l’ensemble du matériel pour le réaliser donc, un participant apporte la caravane, la tente, un autre le groupe électrogène, un autre les allonges électriques, un dernier l’ordinateur pour le log et enfin les émetteurs. Sans les apports respectifs, il n’y pas de Field Day. La collaboration et l’intégration de la notion de Réseau Dirigé est de bien en assimiler les mécanismes afin d’être efficace (un seul passage d’un message à vitesse adéquate permet d’éviter les répétitions multiples du contenu de celui-ci et donc de mobiliser les ressources d’un canal au détriment des autres informations qui doivent aussi être passées). Attendre l’autorisation de transmettre par le NETLEADER permet de ne pas interférer avec une autre station que l’on n’entend pas nécessairement et donc d’imposer une répétition inutile du message initial. Un réseau bien dirigé permet l’écoulement des messages de façon fluide sans monopoliser cette ressource précieuse qu’est notre fréquence de communication.

 

    1. Compétence : maîtriser par exemple l’emploi d’un CTSS ou de pouvoir reprogrammer une autre fréquence que celle disponible en mémoire à l’origine sans devoir recourir au mode d’emploi systématiquement. C’est en fait maîtriser les fonctions les plus courantes de ses émetteurs et ne pas se limiter à une programmation par ordinateurs ou une interface plus conviviale. On sort de la zone de confort de son Shack, nous sommes dans des conditions de Field Day, tout n’est pas disponible sauf si cela était prévu avant. Et là on ne peut que se tourner vers les Check List avec le matériel nécessaire, des mises sous tension régulière pour vérifier le bon état ainsi qu’une attention particulière au stockage et de la bonne charge des batteries. L’essence qui stagne dans le réservoir d’un groupe électrogène qui ne fonctionne pas de temps en temps perd de ses qualités de détonation (octane).

 

  1. Les techniques mises ou qui seront mises en œuvre font partie de la pratique journalière du hobby et, dépasser cette pratique routinière, cela suppose un apprentissage et un réel souhait de formation de la part du candidat. Cela ne devrait pas être un problème : pour rappel notre devise est l’étude et l’expérimentation des communications, donc nous ne faisons que mettre à la disposition de la population et des services requérants les résultats et les connaissances acquises dans la pratique de notre hobby qu’il soit ou pas considéré ou appelé « expertise ». Plus que jamais la pratique du B-EARS ne se limite pas à une pratique archaïque ou poussiéreuse de notre hobby mais bien la mise en œuvre de certaines nouvelles techniques qui ne seraient pas utilisées dans notre pratique habituelle de notre hobby.Cela peut être motivant ou un challenge de dépasser ses acquis actuels et donc illustrer une devise qui se doit d’être la nôtre : l’accès à la licence radioamateur de base ou HAREC, c’est plus que de connaître la matière pour l’examen c’est de continuer à apprendre et à dépasser nos connaissances de base.On peut ainsi évoquer les différentes expérimentations et développements : D-STAR avec D-RATS, DMR avec le DSYNCFS, TETRA en DMO pour l’instant avec de passer en TMO. EASYPAL utilise le DRM sur un canal étroit (2,5 KHz) dont certaines fonctionnalités et modifications ont été souhaitées par ARES. La redécouverte et une meilleure maîtrise du N.V.I.S.

    Plus que jamais s’engager dans le B-EARS est également un moyen de progresser dans les techniques nouvelles des EMCOMM et dans notre hobby.

Staff B-EARS